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 Relax, Take it Easy.

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Hirose Kuwa
Mista' l'Admin Cinglé

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MessageSujet: Relax, Take it Easy.    Mar 22 Mar - 3:12





    Ce matin-là, Hirose en avait profité pour faire la grasse matinée. En fait, tous les Samedis matins il se levait tard après avoir passé de longues heures la veille -Ou plutôt au petit matin de la même journée- à lire ou à tout simplement rêvasser, son casque collé aux oreilles. Mais ça, il essayait de ne plus le faire. Hiro ne voulait pas l'embêter et il savait qu'il écoutait sa musique bien trop fort -Il n'avait pas envie d'entendre par inadvertance les ébats amoureux du couple du dortoirs à l'autre bout du couloir non plus- et que ça pourrait le réveiller tard le soir.

    Bref, ce matin-là il s'était roulé dans de qui lui restait de couvertures, enlaçant amoureusement son oreiller et s'étirant comme un chat dans un long soupire, comme à son habitude -Le soupire lui avait valu des oeillades étranges de la part d'Alice, son camarade de chambre- avant d'ensuite se redresser pour évaluer les dégâts occasionné par son sommeil. Sommeil qui se trouvait très agité. Il n'y avait aucune nuit qu'il ne terminait pas dépouillé d'un oreiller -Voir même de deux- ou d'un drap.

    Hiro avait ramassé des vêtements au hasard et les avait enfilé en plein milieu de la chambre avant de prendre les victimes de son carnage nocturne pour les larguer sans plus de cérémonie sur son lit. Il le ferait plus tard, rien ne pressait, c'était Samedi et le Samedi, c'est jour de Repos... Ou peut être que c'était le Dimanche... 'Rose n'en avait que faire de toute façon, ce n'était pas à l'ordre du jour!

    Affubulé d'un chandail noir, trop large pour lui, sur lequel était écrit une quelconque phrase, rédigée en anglais et d'un jean un peu trop serré à son gout -D'ailleurs, celui-ci ressemblait étrangement à celui d'une fille qu'il avait croisée en cours et qui l'avait dévisagé lorsqu'il le portait- et qui mettait un peu trop en valeur sa taille fine, il considéra un moment ses lunettes négligemment posées sur le rebords de son bureau. Il avait l'habitude de les mettre, même s'il n'en avait besoin que pour bien voir ce qui se trouvait au tableau, mais hésitait à les porter aujourd'hui.

    Il avait un début de mal de tête et l'odeur écrasante de sa chambre n'arrangeait pas les choses. L'odeur de son nouveau shampoing lui montait aussi à la tête -Plus jamais de Poire-Vanille pour Monsieur- et l'idée d'aller prendre une douche pour utiliser les produits d'Alice et ainsi ne plus sentir comme une Pucelle lui semblait très alléchante. Mais, il était déjà habillé et Alice allait surement rentrer bientôt -Il devait être dans les environs de midi, ou encoreTreize heures- et il se doutait que son fabuleux colocataire allait surement venir le taquiner, même sous la douche et ça ne l'attirait pas plus que ça.

    Hirose alla ouvrir la fenêtre et sa peau se parsema de petits frissons adorables lorsque l'air froid se glissa contre sa peau. Le ciel était dégagé et une fine couche de neige couvrait encore le sol, c'était une belle journée! Il délaissa sa paire de lunettes et ramassa son Mp3 qu'il enfouit dans les poches de son manteau avant de se pencher sous son lit pour en tirer une paire de souliers noire et blanche dans lesquelles il ne fit qu'entrer ses pieds. Oui, Sieur Hirose était un flemmard de première, il ne prenait même pas la peine de lasser et de délasser ses souliers!

    Suite à cela, il enfila son manteau et attrapa son merveilleux casque pour écouter de la musique ainsi que la clé de la chambre lorsqu'il se dirigea vers la porte. Porte qu'il verrouilla avant de fuir vers l'extérieur, dévalant quatre à quatre les marches pour arriver le plus vite possible dehors, loin de tous ces gens qui regagnaient leurs chambres.

    Il poussa victorieusement les portes de sorties du bâtiment et ce n'est qu'après avoir prit une bonne bouffée d'air frais qu'il posa confortablement ses Headphones sur ses oreilles et qu'il lança sa musique dans le tapis. Hiro décida d'aller relaxer sur un banc éloigné, un reclus où personne n'allait s'asseoir sauf lui. Une fois affalé sur le dur bois de son siège de fortune, il laissa tomber sa tête vers l'arrière, histoire de profiter du soleil.
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Mar 29 Mar - 2:00

    Pourquoi disons-nous que le soleil est automatiquement signe de beau temps ? Et pourquoi ce ne serait pas, au contraire, la pluie ? Je dois être une personne très spéciale pour préférer un tel temps plutôt qu'un ciel bleu et rayonnant. Puis si au final, le mauvais temps devenait le beau temps, et que le beau temps devenait le mauvais temps, que deviendrait le monde ? C'est d'ailleurs en regardant au travers de la fenêtre de mon bureau que je me pose ses questions. Bien qu'inutile, je tente de percevoir l'univers d'une nouvelle manière, de refaire ce qui a déjà été créé. C'est dans ma tête que je me passe une seconde fois à une vitesse folle mes anciens bouquins de philosophie et autres ouvrages parlant de la vie. Et si rien de tout cela existait ? Et si le monde était là, sous mes yeux, car je le désire ? Je ferme brusquement les rideaux et sombre dans un obscurité profond. Non, je ne l'ai jamais voulu. Si toutefois c'était le cas, je n'aurais jamais songé à concevoir un monde aussi malheureux où les injures sont lancées sans véritable raison et où les pensées ne sont que pure hypocrisie. À bien y réfléchir, j'en ai honte jusqu'à en être totalement dégouté. Je glisse une main délicatement sur mon front et je détecte un début de fièvre illusoire. J'ai mal de vivre. Me voilà qui m'affale lâchement sur le fauteuil derrière mon bureau, et qui lance un lourd soupire de découragement. Croisant les bras derrière la tête, je fixe obstinément le plafond et suivant quelques minutes de relâchement je m'endors bêtement.

    Et je rêve.

    Je valse entre le bonheur et les petits plaisirs quotidiens d'une vie meilleure. Ou plutôt, c'était le cas jusqu'à ce que mon front fracasse durement une pile de feuilles posée droit devant moi. Je me secoue vivement la tête et me relève cependant avec difficulté. Mon réveil avait été brusque et le cadran face à moi indiquait désormais les une heure et demi. Je prends mon rôle de directeur en main sur un coup de tête, et décide de me diriger à l'extérieur de ma magnifique utopie. J'agrippe un manteau noir léger, enfilé dès maintenant par-dessus mes vêtements blancs afin de faire un certain contraste, et je referme instinctivement la porte derrière moi.

    Les mains dans les poches, j'erre dans les divers couloirs du pensionnat dans l'unique but de me rendre dehors pour prendre de l'air frais. Je n'aime pas l'hiver et je le répéterai toujours, je n'ai pas non plus d'attirance pour le soleil éclatant qui brille présentement au travers de chacune des fenêtres de ce lycée, mais le simple fait de ressentir les quelques brises du vent me donnent l'impression d'être libre de la vie et c'est seulement pour cette raison que j'aime me rendre dans la cours de Kiyo High à vrai dire. C'est durant ma balade improvisée que mon désespoir s'emplifie à nouveau. Les injures m'attaquent -non pas à moi directement, mais à tous et à toutes- et je trouve cela de plus en plus dégradant. Je souffre de voir autant de coeur brisé. Je souffre d'entendre autant de mauvaises pensées. Je souffre de sentir autant de haine virvolter autour de moi, partout dans ce monde malchanceux.

    Et enfin, dans une brise parfumée déclarant que le printemps est sur le point d'arriver, j'hume l'odeur de la liberté et du bonheur passager tout en ouvrant et refermant la grande porte principale du bâtiment.

    Je suis heureux d'être en vie à cet instant présent. Les problèmes disparaissent et je flotte dans une vague de légèreté indispensable. Mais je sais au plus profond de mon âme que tout ceci n'est que du vent.

    Je réfléchis et je marche. Puis au loin m'apparaît un élève dont je n'avais jamais bien porté attention auparavant. Comme quoi les plus discrets semblent être ceux que l'on oublie la plupart du temps. Et je m'en excuse. Je m'approche discrètement de lui puis prends place à ses côtés. Je copie sa position présente en lançant la tête vers l'arrière et en explorant l'astre solaire de mes yeux. Je voyage dans les contrées de cet astre reflètant une énorme chaleur sans comprendre pour autant tout ce qu'on ses gens à l'apprécier. Je pose les yeux sur l'étudiant qui doit certainement avoir remarqué ma présence, et je le détaille du regard. Je lance par la suite machinalement dans le vide :

      « — Pourquoi regardes-tu si intensément le soleil ? »

    Inconsciemment, j'avais demandé ceci sur un ton nonchalent tout en fixant le regard de mon interlocuteur.
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Hirose Kuwa
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Mar 29 Mar - 4:31

    Fredonnant les paroles mielleuses d'une nouvelle chanson, Hiro n'avait que faire de ce qui se passait autour de lui. D'ailleurs, que pouvait-il bien arriver? À cette heure-ci les gens retournaient tous faire des bêtises, s'imaginant que ça passerait plus rapidement le temps. Entre deux chansons, alors qu'il n'y avait plus de notes à cracher à ses oreilles, il prenait le temps d'écouter le silence. Il était capable de percevoir les battements de son coeur, les pulsations de son sang dans sa tête, dans ces moments-là il s'extasiait de ne pouvoir rien entendre. Lorsqu'il était petit, au moment de s'endormir il écoutait avec tant de concentration le silence que c'était le bruit du sang dans ses veines qui jouaient une cacophonie. Il s'imaginait des rangs de soldats qui s'avançaient en rangs, parce que ça avait le même bruit.

    Il n'était pas vraiment ce genre de petits garçons à toujours jouer avec ses soldats de plomb. Il avait toujours été calme, il était plutôt porté sur la lecture. D'ailleurs, il aurait dû s'attraper un livre avant de sortir de sa chambre. Le soleil avait beau être radieux aujourd'hui, ce n'était pas ce qui le garderait à l'extérieur indéfiniment. Il soupira et cligna des yeux plusieurs fois, n'étant pas capable de fixer le ciel trop longtemps, le bleu profond qui s'étendait à perte de vue au-dessus de sa tête l'étourdissait, il aurait voulu tendre les bras et baigner dans cet océan vide. Être consumé par cette effusion de couleur.

    Soudainement, l'envie de s'étendre sur le banc et de dormir l'effleura, mais il la chassa aussi brusquement qu'elle était arrivée. Ce n'était pas le fait qu'il venait à peine de sortir de sa léthargie de fin de semaine qui faisait en sorte que l'idée ne l'enchantait pas, mais c'était plutôt la perspective qu'il pourrait certainement s'attraper un coup de soleil en plein visage, malgré la période de l'année dans laquelle ils se trouvaient.

    Hirose fit craquer ses jointures -Une mauvaise habitude qu'il avait attrapé- et étira ses bras vers le ciel, comme il avait voulu le faire quelques instants auparavant, mais cette fois-ci dans l'optique de s'étirer. Il contempla néanmoins l'espace visible du ciel entre ses doigts et s'imagina un instant en train de soutenir le monde à lui seul. Il se traita de gamin dans un petit rire et changea de chanson, n'ayant pas envie de se coltiner des vieilleries musicales qui n'avaient même pas à faire dans ses Playlists.

    Il pensait, mais ne pensait pas.

    Il voulait faire le vide dans sa tête, ou penser à quelque chose d'intéressant, peut-être même commencer un débats avec lui-même. Hirose pensa à ses travaux qui attendaient sagement d'être fait, soigneusement placé en une petite pile sous son bureau, parce que le dessus était trop bien garni en objet farfelus pour qu'on y ajoute quoique se soit. Bref, l'idée de ne penser à rien s'effrita bien vite et il essaya de se rappeler le sujet du dernier cours qu'il avait eu et ce, toujours en fixant le ciel.C'est à peu prêt à ce moment-là que du coin de l'oeil il aperçut quelqu'un s'approcher. Il n'y fit pas vraiment attention, se doutant que ça ne devait être qu'un élève qui passerait rapidement devant lui, faisant mine de ne pas l'avoir vu -Peut être même qu'il ne l'aurait vraiment pas vu- et qui se rendait il ne savait où. Mais, contre toutes attentes, ce ne fut pas qu'un simple passant. Hiro senti une secousse sur son banc, aussi minime fut elle et eut le réflexe de mettre sa chanson sur Pause, comme s'il appréhendait quelque chose. Peut être un soupire las... Ou encore quelque mot pour la température. Il allait remettre sa musique en marche.

    Il ne s'était pas attendu à ce qu'on lui adresse la parole.


«Pourquoi regardes-tu si intensément le soleil ?»

    Autant la question que le simple son de la voix le firent perdre tous ses moyens -S'il en avait déjà eu- et ses paupières battirent quelques coups.


«Je...»

    Il tourna la tête, contempla la personne qui lui avait adressé la parole et qui se tenait dans la même position que lui et fronça les sourcils en voyant que ce n'était pas un élève. Le simple son de la voix aurait dû lui faire comprendre ce fait mais «il faut le voir pour le croire» disait-on. Il le replaça comme étant le Directeur de l'École, pour l'avoir vu quelque rare fois faire des Annonces comme en début d'année. Il avait un look particulier avec ses cheveux blancs, c'était classe. Lui-même avait toujours bercé le rêve d'un jour faire quelque chose d'insolite avec sa chevelure mais n'avait jamais osé en faire quoi que ce soit et préférait regarder l'oeuvre des autres. En fait, il était tellement perdu dans ses réflexions à propos de son Directeur qu'il faillit oublier qu'il avait une réponse à donner.


«B-Bah... Parce que c'est joli?»

    Une réponse simple, pour une question simple. En fait, il ne savait même pas si c'était joli. C'était quoi «joli»? On lui aurait posé cette question dans un examen qu'il n'aurait pas pu y répondre, c'était trop vaste. Hiro se contenta de hocher la tête, pour valider la réponse très peu riche en explication qu'il venait de donner et fixa un instant de plus l'homme assit près de lui.


«Et vous Monsieur Kiyoshi, pourquoi vous regardez le Soleil?»

    Parce que c'est l'une des seules choses que vous n'entendez pas se plaindre?
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Mar 29 Mar - 23:59

    Malgré que le ciel est d'un bleu tout à fait puissant et que les rayons du soleil ne cessent de m'éblouir, le blanc des nuages capte quant à lui davantage mon attention. Puis c'est dans mon imagination absolu que je transforme chaque chose qui me passe sous les yeux, le blanc devenant gris et le bleu s'assombrissant pauvrement touchant désormais des teintes similaires. J'hallucine volontairement par la suite quelques légères gouttelettes d'eau frôlant ma peau laiteuse et je sens mon corps frissonner à ce doux contact. Je suis officiellement perdu dans mes pensées, fixant le firmament étoilé que je me suis inventé. Puis je souris bêtement en m'imaginant le ciel de diverses manières, le changeant à tout instant.

    Je cligne des yeux, puis retourne machinalement à la routine habituelle où le ciel aborde un soleil plein de vie qui parvient si facilement à m'enlever mon court moment de joie.

    Mon regard se pose discrètement sur le garçon à mes côtés qui commence timidement à répondre au questionnement que je venais de prononcer. C'est à mon plus grand étonnement qu'entre quelques hésitations il déclara simplement :

      « — B-Bah... Parce que c'est joli? »

    J'étais en effet surpris par la simplicité de cette réponse. Certes, je ne m'attendais pas à ce qu'il me fasse un monologue sur la beauté indescriptible de ce phénomène naturel, mais il aurait sans doute pu trouver quelque chose de plus... pertinent. Je soupire amusé et lâche par la suite un charmant rire. Au final, la vie semblait être si simpliste lorsqu'on ne cherchait pas nécessairement à en connaître davantage ainsi qu'à avoir de longues et riches explications sur tout et n'importe quoi. J'étais désormais formellement beaucoup trop renseigné sur les différentes philosophies et bizarreries de la vie. C'était obligatoirement la seule et unique raison de mon désespoir.

    Valsant dans une réflexion nébuleuse, l'étudiant me retourna immédiatement la question alors que je m'y attendais le moins.

      « — Et vous Monsieur Kiyoshi, pourquoi vous regardez le Soleil? »

    Parce que je suis en pleine conception d'un univers meilleur et pour se faire je me dois de visualiser ma création avant tout. Le ciel étant l'un des morceaux de mon puzzle utopique parmi tant d'autres. Ah comme tout devenait magnifique en y réfléchissant bien lorsqu'on voguait sur des idées nouvelles pour le meilleur et pour le pire !

      « — Je me demandais à quoi ressemblerait cette journée sans cet astre lumineux. »

    Je respire librement, une odeur de liberté tout aussi forte que celle de tout à l'heure s'emparant de mes narines et si installant le moment d'un instant. Puis doucement, je ferme les yeux afin de pouvoir profiter davantage de cette fraîche brise. Dès lors je me sens bercer par le vent comme dans mes rêves. Mes cheveux virevoltent un peu, et dans cette même vague de latitude, j'ouvre les yeux à mi-chemin et détourne à la suite de quelques clignements le regard vers mon interlocuteur. Mes lèvres s'étirent en un large sourire amical, et je poursuis alors où j'en étais rendu.

      « — Aussi, si ce beau temps aurait été malencontreusement remplacé par de la pluie, est-ce que tu crois qu'il y aurait eu autant de sourire sur le visage de tous ses étudiants ? Malgré qu'une minorité doit tout de même apprécié une telle température, ce qui est d'ailleurs mon cas. Tout ceci me laisse perplexe à vrai dire. »

    Puis je scrute l'horizon, observant le vieil établissement devant moi. Avouons-le nous, ce bâtiment donne un mauvais pressentiment à première vue, je suis tout à fait d'accord avec cette affirmation. Toutefois, même s'il est inévitablement très ancien, il reste d'une beauté irréprochable à mon égard. Disons que j'aime les antiquités, surtout au niveau des habitations. L'architecture d'autrefois est souvent beaucoup plus complexe, et c'est donc par évidence esthétiquement parlant davantage splendide.

    Je soupire un nouveau coup devant mes réflexions débiles, et je dépose mon regard sur le jeune homme à mes côtés. À première vue, il semble être un joli garçon aux traits fins et délicats. J'irais même jusqu'à dire que son visage me fascine. Je plonge littéralement dans ses iris à la couleur d'une sublime forêt. Je me perds dans cette dernière, cherchant tant bien que de mal la sortie mais sans succès. Je suis bloqué, impossible de m'en sortir. Puis c'est en un rabattement de paupières que tout s'éteint. Je reprends dans l'immédiat ma position de départ et penche la tête vers l'arrière afin d'analyser le ciel une nouvelle fois. Mon expression se fait différente, je suis pensif, rêveur.

      « — Alors, que penses-tu de ce lycée ? »

    Autre question banal, mais en tant que directeur, il fallait obligatoirement se montrer professionnel. Ce que je ne suis pas véritablement, car si je le serais je ne vivrais pas dans l'illégalité complète je suppose. Cela avait donc été posé sur une intonation légère, semblable à un simple souffle comme la brise qui s'était installé depuis un certain moment. Le son de ma voix équivalait à la liberté présente à l'extérieur du lycée, c'était doux et réconfortant, à la limite apaisant.

      « — J'espère que tu t'y plais. Ce serait dommage sinon. »

    Était-ce sarcastique ? Ironique ? L'utopie qu'était Kiyo High, un univers à mon image, composé de règlements de ma totale invention, uniques et farfelus. Je me doutais bien évidemment que les élèves n'étaient sans doute pas très chauds à l'idée de devoir passer un temps indéterminé dans cet environnement des plus spécial. Pourtant, je m'amusais à remuer le couteau dans la plaie comme si de rien n'était. Je souriais vivement à l'attente d'une réponse quelconque, sûrement fausse par la gêne dominante.
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Hirose Kuwa
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Mer 30 Mar - 3:55

    Rose pianotait sur sa cuisse, fixant un point quelconque au loin. Il n'y avait lus de musique à ses oreilles, mais dans sa tête des bribes de paroles s'élevaient pour s'éteindre doucement, ne lui laissant qu'un petit air qu'il avait de la difficulté à replacer. Il confondait des chansons, mélangeait les mots et pourtant, ça sonnait plutôt bien dans sa tête. À force d'écouter des hordes de chansons il pouvait s'inventer toute sorte de mélodie et s'en félicitait.

    Et la musique cessa.


«Je me demandais à quoi ressemblerait cette journée sans cet astre lumineux.»

    Il ne prit pas la peine de répondre tout de suite. Le simple fait que cet homme ai utilisé de tel propos pour une pensée qui aurait pu être exprimé de manière aussi simpliste que la sienne démontrait qu'il n'avait pas que ça à dire. Hirose se savait différent à cause de sa capacité à entendre les conversations qui se déroulaient à distance, mais des fois, il se surprenait à penser qu'il avait peut-être un autre Don, avant de se rappeler que c'était ce qu'on appelait communément le sixième sens, celui relié aux intuitions ou à tout ce qu'on ne pouvait nommer.


«Aussi, si ce beau temps aurait été malencontreusement remplacé par de la pluie, est-ce que tu crois qu'il y aurait eu autant de sourire sur le visage de tous ses étudiants ? Malgré qu'une minorité doit tout de même apprécier une telle température, ce qui est d'ailleurs mon cas. Tout ceci me laisse perplexe à vrai dire.»

    Il avait eu raison de ne pas le couper.

    Mais, en fait, pourquoi l'aurait il fait? Il n'avait rien à dire, il n'avait pas de sujet sur lequel s'élancer avec son Directeur. C'était d'ailleurs étrange que celui-ci prenne la peine de s'arrêter pour parler avec un simple élève, non? Il voulait bien accorder qu'il avait ses petits mystères, mais ceci n'expliquait pas cela. La question fut assimilée lentement. Il n'en savait rien, à vrai dire. Même là il n'avait rien à raconter. Il n'avait pas vraiment d'ami, ici à Kiyo High. La personne avec qui il parlait le plus était Alice et c'était certainement la dernière chose dont ils parlaient, de leur affection pour la température.

    Hiro se sentit vaguement ennuyant, d'abord il était gêné et avait de la misère à s'exprimer et ensuite il n'était même pas capable de penser à une simple réponse. Ça lui fit mal au coeur, bizarrement, de savoir qu'il était si coupé de la masse qu'il ne pouvait même pas s'imaginer l'opinion publique à propos du beau temps et du mauvais temps, c'était pathétique.

    Fixant désespérément son Directeur, comme si celui-ci aurait pu lui donner un indice sur quoi répondre, Hiro sursauta imperceptiblement et se figea, doucement. Il était perdu, il ne pensait plus à trouver de réponse pour un sujet complètement anodin. Non, il était plutôt concentré sur le fait qu'il se faisait sonder par le Boss de l'Administration de Kiyo High. Il aurait bien aimé détourner le regard, prendre le temps de rougir un bon coup et de décamper, pour s'enfermer dans sa chambre le restant de la journée, mais il ne put s'y résoudre. Il n'aimait certes pas qu'on le fixe, ça le mettait mal à l'aise, mais cette fois-ci c'était différent. Ce n'était pas un de ces élèves qui le regardait pour pouvoir se moquer de lui d'une quelconque manière plus tard. Non, ça ressemblait déjà à quelque chose de plus humain, même si ce n'était que pour mémoriser ne serait ce que dans les grandes lignes à quoi il ressemblait.


«Alors, que penses-tu de ce lycée ? J'espère que tu t'y plais. Ce serait dommage sinon.»

    Dépourvu total. Ne pas oublier à qui l'on parle, surtout.

    ''À quoi je m'attendais'' se dit bêtement Hirose ''On était quand même pas pour parler indéfiniment du Soleil non plus, en plus, c'est quand même le Directeur. Ça doit l'intriguer de savoir ce qu'un être insignifiant parmi tant d'autres pense de la cage dorée dans laquelle il est enfermé.''. Pas qu'il ait vraiment eu quelque chose contre Kiyo High en particulier, c'était une bonne école et l'ambiance était chaleureuse, même pour quelqu'un comme lui qui vivait reclus. Cependant, c'était ce sentiment étrange d'isolement qui le travaillait, l'impression d'être enchaîné à cette école.


«Unh... C'est vivable. Il y a beaucoup de... Euh... C'est mouvementé quoi.»

    Il n'avait pas trouvé de réponse plus intelligente, aujourd'hui ce n'était pas son jour. Ou peut être était ce simplement le fait que c'était quelqu'un d'important à l'école et qu'il était, vraiment, mais vraiment mal à l'aise. Who knows.


«Mais, ça, vous avez dû vous en rendre compte, vous êtes tout de même le Directeur. Y'a beaucoup de trucs étranges qui arrivent, mais on fini par s'habituer... Avec le temps ça devient presque normal, vous comprenez? Kiyo High c'est plaisant, parce que c'est différent, ça change franchement des écoles traditionnelles ou tout est toujours pareil.»

    Il avait tout de même expliqué son point de vue sans mentir, sans faire de détour. Il n'y avait pas grand-chose à critiquer de l'école, ne serait-ce que la nourriture avait un arrière gout de je-ne-sais-quoi. Il n'avait pas à se sentir mal pour avoir menti, parce que ce n'était pas le cas.


«Et vous, vous vous plaisez ici? Je veux dire... Je sais que vous êtes Directeur mais... On ne vous en fait pas voir de toutes les couleurs?»

    Ah, c'était si facile parfois, de communiquer.
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Mer 30 Mar - 23:33

    Intensément, je me plonge dans le ciel comme tout à l'heure, dans cet océan sans fin qui me fascine de plus en plus. Le doux silence chantonne à mes oreilles une victoire de liberté. Puis des paroles muettes retentirent. Elles saupoudrent de tendresse la mélodie fredonnée à mes côtés, et le souffle du vent s'empare de moi, m'enlace, me murmure quelques mots ici et là. J'entends l'impossible. Je perçois l'invraisemblable. Et comme à toutes les fois, j'ai un peu peur que mon esprit me joue des tours, déformant la triste réalité. Pour tout dire, j'en ai décidément plus qu'assez des complaintes et malheurs de chacun et chacune. À quoi bon de toute manière ? Je ne suis pas le bureau des plaintes. À vrai dire, ces documents racontant toutes sortes de mésaventures désagréables, c'est à mon très cher secrétaire de s'en occuper. D'ailleurs, la pile s'amplifie de jour en jour, et son bureau déborde de paperasse de ce genre. Oh ce pauvre Cain, je compatis parfois.

    Cette fois-ci, je suis complètement étonné par ce que je crois comprendre. Apparemment, aucunement intention de mentir sur quoique ce soit, j'aime déjà particulièrement cet élève et je me dis que je prendrai certainement de mon temps pour tamponner un petit dessin original sur son bulletin en guise de reconnaissance inavouée.

      À quoi je m'attendais. On était quand même pas pour parler indéfiniment du Soleil non plus, en plus, c'est quand même le Directeur. Ça doit l'intriguer de savoir ce qu'un être insignifiant parmi tant d'autres pense de la cage dorée dans laquelle il est enfermé.

    Puis, je camoufla rapidement mon rire. Sa manière de pensée quelque peu simpliste, la façon dont il interpelle ce vieux bâtiment et dont il me croit si hautement classé -quoique c'est bien le cas à exception près, je ne possède aucun diplôme particulier ce qui me laisse à leur niveau en quelque sorte- me mette hors de moi, mais non pas dans le mauvais sens du terme. Je rigole à coeur joie, intérieurement, certes, mais à coeur joie quand même. Et inévitablement je souris. Un véritable sourire qui veut absolument tout dire. Aurais-je dû prendre mal ce qu'il venait de me dire ? Même s'il prétend se sentir enfermé, je ne le prends nullement mal. Ça me passe six pieds au-dessus de la tête. Je me concentre dès lors sur son visage à nouveau. Je le dévisage sans aucune arrière pensée, attendant qu'il glisse un petit quelque chose.

      « — Unh... C'est vivable. Il y a beaucoup de... Euh... C'est mouvementé quoi. »

    Mouvementé. J'acquiesce d'un geste de la tête. Un pensionnat comme celui-ci, celui qui est présentement sous nos yeux, n'est et ne sera jamais un endroit commun d'une vie tout à fait banale. Kiyo High est le fruit de mon imagination et le restera. Malgré tout, je le déteste dans un certain sens. J'accumule involontairement une forte haine envers ce bâtiment. Non pas l'établissement en tant que tel, mais ses pénibles élèves. La majorité n'ont aucunement le respect que je recherche, ils n'ont que les capacités et ça me répugne. Cependant, je me suis toujours dis qu'en réunissant le plus de lycéens possédant un quelconque don, je réussirais à atteindre mon seul et unique objectif en les étudiant concrètement. Je crois que c'est pour cette envie inarrêtable que je continue sans faiblir et que je survis à toutes ses injures qui me tournent autour. Mais encore là, je m'égare.

      « — Mais, ça, vous avez dû vous en rendre compte, vous êtes tout de même le Directeur. Y'a beaucoup de trucs étranges qui arrivent, mais on fini par s'habituer... Avec le temps ça devient presque normal, vous comprenez? Kiyo High c'est plaisant, parce que c'est différent, ça change franchement des écoles traditionnelles ou tout est toujours pareil. »

    En effet, je ne peux pas passer à côté d'un tel fait. Je suis tout de même directeur, comme tu le dis si bien. Après mure réflexion, je n'arrive décidément pas à aimer le mot « normal ». Ce qui devient banal, devient automatiquement ennuyant, et c'est quelque chose qui ne peut être évité. Ce lycée que j'ai reconstruit a été conçu pour être original. Non pas spécialement plaisant, mais tant mieux si c'est le cas. J'en suis d'ailleurs ravis.

      « — Et vous, vous vous plaisez ici? Je veux dire... Je sais que vous êtes Directeur mais... On ne vous en fait pas voir de toutes les couleurs? »

    Mes pensées se bousculent dès lors par un revirement de situation. Les questions s'envoient à coup de ping-pong, comme utilisé en théâtre, c'est donc à moi de regarder droit dans les yeux le public et de dire ma réplique improvisée.

      « — De toutes les couleurs, tu dis ? (Je soupire quasiment amusé de devoir parler de la situation dans laquelle Kiyo High est.) C'n'est pas si pire, je suppose, bien que par toute évidence, il se passe des événements à en tomber par terre... Toutefois, je reste calme. Je crois que sans toutes les mésaventures qui peuvent se produire dans cet établissement, le lycée ne serait pas tout aussi plaisant. L'excentricité crée le monde, selon moi. (Je replace subtilement une mèche de cheveux rebelle blanc comme neige, puis je poursuis instinctivement.) Je ne sais pas ce qui en est pour toi, mais lorsque quelque chose est d'une singularité et d'une fantaisie incroyable, je ne peux que m'y attacher. Un peu comme Kiyo High, il a été conçu à mon imagination. C'est ma création. Alors, il est de soit que j'apprécie ce milieu. C'est comme toute chose que l'on chérit ne serait-ce qu'un peu. »

    Je me tais, et je m'égare le temps d'un moment. Je survole ce qui m'entoure, respire l'air qui semble s'être rafraîchie. L'herbe quasiment non-taillée laisse sous-entendre que la brise de tout à l'heure s'avère être devenue un vent plus puissant*. Je détaille avec précision l'environnement m'encerclant. Quelques secondes passent entre mon précédent discours et l'heure qu'il est présentement. Une autre respiration. Je chéris bel et bien le bâtiment qui se dresse somptueusement devant moi, mais j'aime aussi chérir les moments que je passe à l'extérieur lorsqu'il fait bon, comme à cet instant-là, sur ce banc de bois. Un soupire apaisé se laisse entendre calmement. Par la suite, j'ajoute simplement au gré du vent :

      « — Qu'en dis-tu ? »

    Et je relaxe paisiblement. Je me détends tranquillement. Comme il fait bon de vivre.

    (*Note de l'auteure : P-P-P-P-Puissance ! /SBAF/)
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Hirose Kuwa
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Ven 1 Avr - 4:01

    Sa tête partie vers l'arrière, suivi d'un long soupire. Combien de fois l'avait-il fait aujourd'hui? Il ne comptait plus. On aurait pu penser qu'Hirose était particulièrement de mauvaise humeur, mais ce n'était pas le cas. Comment être de mauvaise humeur une aussi belle journée de toute façon. Non, il en avait simplement besoin. Peut être qu'il gardait trop longtemps son souffle dans ses poumons, inconsciemment, c'était considérable.

    Hirose n'aurait jamais cru avoir une conversation avec le Directeur, ni même avec quelqu'un. Encore moins aujourd'hui. Il se demandait même ce qu'il faisait encore ici, il aurait dû partir à la course. C'était sans doute le fait que cet étrange phénomène aux cheveux clairs n'était pas comme les autres et qu'il était moins angoissant et effrayant.

    Oh, si tu savais, Rose.


« De toutes les couleurs, tu dis ? C'n'est pas si pire, je suppose, bien que par toute évidence, il se passe des évènements à en tomber par terre... Toutefois, je reste calme. Je crois que sans toutes les mésaventures qui peuvent se produire dans cet établissement, le lycée ne serait pas tout aussi plaisant. L'excentricité crée le monde, selon moi.»

    C'était quoi, l'excentricité pour lui? Hirose pensa à ce que lui-même pouvait trouver étrange et il se dit qu'ils ne devaient clairement pas avoir la même conception de ce qui était excentrique. Mais de toute façon, personne n'a la même façon de penser que quelqu'un d'autre. Hirose pivota la tête et regarda le Directeur replacer une de ses mèches de cheveux et eut le réflexe de le faire lui aussi, juste comme ça.


«Je ne sais pas ce qui en est pour toi, mais lorsque quelque chose est d'une singularité et d'une fantaisie incroyable, je ne peux que m'y attacher. Un peu comme Kiyo High, il a été conçu à mon imagination. C'est ma création. Alors, il est de soit que j'apprécie ce milieu. C'est comme toute chose que l'on chérit ne serait-ce qu'un peu.»

    Lorsqu'il était petit, à l'école Hiro avait dû faire un projet de modelage. Il n'était pas très bon à l'époque, mais il avait réussi à former un animal -Qui, avouons le tenait beaucoup plus de l'amas de pâte à modeler- et il en avait été très fier, malgré ce que ses petits camarades ennuyeux avaient pu lui dire. Il compara Kiyo High à son Modelage. Certes, l'école avait bien plus de classe qu'un modelage d'enfant, mais le fait n'était pas là. Il comprenait ce que Monsieur Kiyoshi voulait dire. En fait, non, son exemple de s'accordait pas vraiment, mais bon.


«Qu'en dis-tu ?»

    Un coup, deux coups, trois coups de paupières.


«Uhn?»

    C'était un joli mélange de grognement et d'interrogation à la fois. Il s'était un moment perdu dans ses réflexions et n'avait presque pas pu comprendre la question, pourtant si simple, qu'on lui avait posé. Il se redressa un peu et abaissa son casque dans son cou, il avait mal aux oreilles à force de le porter pour rien.

    Il inspira longuement.


«Je ne sais pas... Enfin, si, mais je veux dire... Je ne sais pas si ce qui m'attire sont les choses particulières. Oui, sans doute, mais ça doit être quelque chose de particulier pour moi, nous n'avons surement...clairement pas les mêmes goûts. M'enfin... Je suppose que c'est comme une mère qui aime son enfant pour ses particularités tout autant que parce que c'est justement... Son enfant...»

    Un moment il se demanda si ce qu'il venait de dire était Francais. Il s'en fichait, à la limite il lui demanderait de répondre et il le ferait. Il entre-lassa ses doigts ensemble avant d'essayer de les re-craquer, mais aucun brut significatif ne firent émit par ses articulations, à force de le faire trop souvent, ça ne le faisait plus. Dommage.

    Hirose se mordilla la lèvre inférieure, un tic dont il n'avait même pas conscience et que personne n'avait prit la peine de remarquer étant donné qu'il avait un très petit réseau social et que presque personne ne faisait attention à lui. Il ferma les yeux et il eut envie de laisser tomber sa tête sur le côté, quitte à tomber sur le Directeur. Mais, sa conscience* l'en empêcha. Non, ce n'était définitivement pas une bonne idée. Bleh, il aurait dormit, là au soleil. Pas que sa conversation l'ennuyait, au contraire, s'il avait pu, il aurait aimé la continuer en dormant! Oh oui, dormir au soleil en discutant de la vie et de toutes les misères du monde avec quelqu'un qui n'a pas de la gelée à la fraise à la place du cerveau, comme beaucoup d'élève -À cette pensée il émit un petit gloussement en roulant des yeux- serait fort apprécié.

    Hirose eut envie de se frapper. Extrêmement fort. Voilà ce qu'il arrivait lorsqu'on avait un esprit tordu. Il venait de penser à des bêtises.

    Oui Hirose, il n'y a rien de mal lorsqu'on pense à «Parler avec quelqu'un en dormant», mais lorsque de fil en aiguille on en viens à penser à «Dormir avec quelqu'un en parlant» et ainsi de suite, jusqu'à penser à des vraies conneries, Darling, y'a un problème. Oui, quand tu en es à te dire, comme maintenant que, tout de même, c'est pas comme s'il était moche le Directeur, tu peux aller voir le Psychologue de l'école. Quand tu en es à rougir comme une pucelle, exactement comme tu le fais là, tu peux aller te pendre.

    Sinon, tu te la ferme et tu penses à ta grand-mère en sous-vêtements, histoire de te faire oublier. Non? Ça ne te tente pas d'y penser. Bah alors, arrange toi avec tes problèmes et assume comme le grand garçon aux hormones dans le tapis que tu es.



{* Ta Conscience t'appelle~}


Dernière édition par Hirose Kuwa le Mer 8 Juin - 5:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Lun 4 Avr - 0:29

    Après un petit « — Uhn ? » interrogatif de mon interlocuteur, je me suis immédiatement demandé si ce dernier m'écoutait vraiment ou si je parlais tout simplement dans le vide depuis tout à l'heure. Bien que je sache déjà que mes propos n'étaient pas particulièrement intéressants, je crois qu'en ce moment, je me suis sentis légèrement insulté. C'est alors que je soupire un bon coup pour faire part de mon désarroi. Je ne peux le renier, je suis officiellement vexé. Il faut avouer que par la faute de ma grande impulsivité, un rien peut me mettre dans tous mes états, transformer complètement mon humeur. C'est vrai, après tout, je passe sans trop de difficulté d'un sentiment à l'autre. Toutefois, je peux faire en sorte que ça ne paraisse pas spécialement. Oui, oui, je vous jure que je réussis très bien à camoufler mes émotions, et à sourire à la vie comme si de rien n'était. Disons que c'est l'une de mes capacités personnelles, et pour tout dire, j'en suis fier. Quoiqu'il ne faut pas oublier de mentionner qu'un jour ou l'autre, j'éclaterai. Je ne saurai plus comment vivre avec le poids de toutes ses années à tromper les gens à propos de ce que je ressens réellement. Mais je n'en suis pas encore là, alors je ne m'en occupe pas vraiment. Au final, c'est véritablement bête comme comportement. Je suis bête. Je suppose que ça doit être pour cela. Point-barre.

    Étonnement. J'inspire profondément.

      « — Je ne sais pas... Enfin, si, mais je veux dire... Je ne sais pas si ce qui m'attire sont les choses particulières. Oui, sans doute, mais ça doit être quelque chose de particulier pour moi, nous n'avons surement...clairement pas les mêmes goûts. M'enfin... Je suppose que c'est comme une mère qui aime son enfant pour ses particularités tout autant que parce que c'est justement... Son enfant... »

    Apparemment, il ne m'a pas snobé. Il m'écoutait. Je crois. J'espère en fait.

    Un premier pincement au coeur. Puis un second. Je sens des couteaux me transpercer le torse. Je souffre, j'ai mal. Je me lamente. Intérieurement, bien sûr, dans ma douleur des plus évidentes. J'abaisse machinalement la tête. Et je me perds une nouvelle fois dans l'univers les plus horribles des souvenirs autrefois oubliés. Je constate dès lors que ma mémoire n'avait pas exécuté les ordres que je lui avais exigé d'accomplir. Non, elle n'avait apparemment pas fait de mes anciens souvenirs d'enfance une amnésie incontournable. Ils étaient tous là. Ils sont tous là. Ils me hantent à nouveau. Fixant lamentablement le sol, l'herbe dont le vent fait virevolté les vertes brindilles, je me sens absorbé dans un cauchemar interminable. Je suis insulté, frappé, tyrannisé. Sous mes yeux, je me revois autrefois. Et je me questionne. Je me demande ce qu'à la vie à nous offrir si l'amour d'une mère pour son enfant se résume à ce que j'ai vécu. Je me pose une panoplie de questions, et sourdement j'entends des hypothèses de toute sorte pouvant peut-être y répondre. Si sourdement que je n'arrive pas à percevoir les mots exactes, et je reste dès lors dans un flou total. Je cherche dès maintenant une sortie à ce trou noir sans impasse. Je suis dans une prison sans issue dont l'obscurité est la principale lumière. Et si je suivais cette dernière ? Réussirais-je à m'y échapper ? Les remords quant à mon existence viennent et m'emprisonnent. Je veux mourir, disparaître à tout jamais. Je n'ai pas ce droit, ce droit d'être ici présentement. Je ne peux pas être en santé. Je ne peux pas sourire. Ce serait bien trop injuste. Ma mère ne m'a pas chérit comme elle aurait dû le faire. Elle ne m'a pas apporté l'attention que j'aurais sûrement désiré. Elle n'a pas cherché à subvenir à mes besoins. Ma mère ne m'a ni offert de son amour pour mes particularités, ni pour la bonne et simple raison que j'étais son enfant. Le coeur en miette, l'impression qu'on me piétinait dessus me pris d'un coup. Voilà qu'on me porta le coup final, j'étais désormais poignardé de tout bord tout côté. Le sang giclait. Je suis mort, et la vie est belle.

    Mes paupières se rabattent désormais en quelques clignements futiles, j'ouvre enfin les yeux. Flou. Mon regard flotte dans une brume nébuleuse. Un peu, je tremble de peur. J'ai totalement oublié la présence du jeune étudiant, et je pense. Dans un inconscient hésitant, je réplique beaucoup trop calmement.

      « — Je ne suis pas d'accord. »

    Je vacille, une douleur atroce ne cesse de m'envahir. Puis par la suite, une bouffée de chaleur s'en suit. Qu'est-ce que je deviens ? Pourquoi ne m'enlèverais-je pas la vie immédiatement ? Pourquoi ne pas en finir pour de bon ? Je ne sais pas. Posant instinctivement une main sur la poche droite de mon pantalon, je sens au travers la douce sensation de mon arme de prédilection. L'envie de le prendre et de me rayer les veines me vient automatiquement à l'esprit. Je tripote l'outil à travers le tissus, puis glisse finalement ma main sous celui-ci. Slash. Une coupure improvisée et inattendue se dessine dès lors sur ma main. J'émets un sourd cri de douleur. Je ne veux pas qu'on entende lâchement mes complaintes. Je me mords la lèvre inférieur afin de réduire la souffrance que je ressens au maximum. Malgré tout, je ne peux pas dire que tout va bien et que ce que je vis en ce moment est digne d'un conte de fée.

    Je suis immobile déjà depuis un long instant. Je n'ose même plus bouger ne serait-ce que d'un centimètre. Ma respiration se fait de plus en plus rapide, elle devient encore plus forte que jamais, je halète tant la situation me met hors de portée. Mon regard toujours fixé sur le sol se passe des images de toutes les sortes et de toutes les couleurs. Mon dos se courbe davantage. Je me recroqueville sur moi-même. Officiellement, je suis désormais dans ma bulle, un monde inatteignable. Puis toujours dans un état de pure pétrification, je suffoque.

    C'est alors qu'un lourd silence s'installa, et tandis que ma vie continuait à défiler sous mes yeux endoloris, le temps se figea indéfiniment.
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    Dim 24 Avr - 2:40

    C'était étrange. Tout autour de lui avait perdu l'éclat qui régnait une seconde avant. Il se serait cru dans ce genre de film ou la manière de tourner change subitement. Il avait une impression étrange, comme si on lui jouait dans le dos, comme s'il ratait quelque chose, un détail qui était bien en évidence, qui attirait son attention, mais pas suffisamment pour qu'il le remarque tel quel. Il avait envie de crier, de retourner tout à l'envers et ainsi trouver ce qui le dérangeait tant. Hirose fronça les sourcils, regarda longuement le Directeur. C'était différent, c'était comme si tout allait au ralentit, mais toujours à la même vitesse. Il sentait son sang battre dans ses veines, il sentait le picotement de l'air dans son nez, chaque battement de cils semblaient être un supplice. Il se racla la gorge et c'était comme s'il venait d'avaler une poignée de clous. Quelque chose n'allait pas, quelque chose ne collait pas, il avait l'impression d'avoir brisé quelque chose. Hiro se sentait coupable, mais il n'avait vraiment aucune idée de pourquoi. Un sentiment lourd lui pesait sur le coeur, mais il ne pouvait pas le nommer et il l'oppressait incroyablement.

    C'était étrange. Pourquoi son Directeur se roulait-il en boule, pourquoi Hirose avait de plus en plus l'impression que quelque chose clochait. C'était tellement... tellement... Il ne contrôlait absolument pas la situation et même s'il ne l'avait jamais contrôlé, maintenant c'était pire, qu'est ce qui se passait bon sang. Hiro paniquait presque. Il posa sa main sur l'épaule de Monsieur Kiyoshi, autant pour essayer de le reconnecter à la réalité, autant pour ne pas sombrer lui-même dans un état second.


«Est-ce que... Est-ce que vous allez bien, Monsieur?»

    Il espérait une réponse positive, il voulait que tout redevienne passablement normal. Hirose pensait que tout pourrait s'arranger en un claquement de doigt, ça aurait été si facile. Fuir lui effleura l'esprit.

    Il attrapa vivement cette idée. Il se redressa, comme un robot, en oubliant presque qu'il était censé recevoir une réponse. Il s'avança, se retourna, regarda son Directeur.

    Il fût tout de suite frappé par ce joli rouge. Le rouge était la couleur de l'amour, de la passion. De l'envie, du mal. Une si belle couleur, la couleur de la vie, celle que les femmes veulent sur les lèvres.

    La couleur du sang.

    Celui d'Hirose ne fit qu'un tour et il se pencha, tombant presque à genoux devant le banc, devant son Directeur.

    Hirose approcha une main tremblante vers lui, mais s'arrêta à quelque centimètre de cette jolie tâche sur le tissu qui était avant immaculé. Ce n'était pas énorme, mais ce n'était pas minime. C'était assez pour qu'Hiro panique.


«Monsieur! Mais... Vous saignez! Je... C'est... Oh mon dieu, qu'est-ce que vous vous êtes fait!?»






[Excuses-moi, c'est vraiment court, mais j'ai pu faire mieux.]
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MessageSujet: Re: Relax, Take it Easy.    

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